Comment assurer son enfant en conduite accompagnée ?

conduite accompagnée

Publié le : 13 janvier 20247 mins de lecture

Si elle est jugée particulièrement efficace pour apprendre à conduire dans toutes sortes de situations, la conduite accompagnée nécessite la présence d’un adulte majeur et titulaire d’un permis B depuis 5 ans au minimum. La question « faut-il s’assurer dans le cadre de la conduite accompagnée ? » revient régulièrement auprès des accompagnants, qui ne savent pas si leur contrat actuel couvre aussi leur jeune conducteur apprenant. Après avoir interrogé leur assurance auto et pris les mesures nécessaires, les parents ou accompagnateurs sont plus sereins durant les périodes de conduite accompagnée, ce qui se répercute sur la qualité de l’apprentissage du mineur.

Les principes de la conduite accompagnée

L’apprentissage anticipé de la conduite, plus connu sous le nom de conduite accompagnée, s’adresse aux personnes qui souhaitent passer leur permis et ont au moins 15 ans révolus. Très encadrée, cette approche favorise la mise en situation des futurs conducteurs grâce à des heures de conduite avec un proche, que ce soit sur des trajets quotidiens en ville, des longs départs en vacances ou des excursions en montagne. Les apprentis découvrent ainsi la réalité du terrain, les spécificités de nombreux environnements de conduite, et les précautions relatives à prendre en fonction de la météo, de l’heure ou du lieu appréhendé. Si l’AAC peut être débuté plus tôt qu’un parcours de conduite classique, c’est pour offrir un temps de formation plus long. Au lieu de se cantonner aux quelques dizaines d’heures proposées par l’école, les futurs conducteurs doivent réaliser 3000 kilomètres ou plus sur une période minimale d’un an. Cette obligation permet ensuite de n’avoir le statut d’apprenti conducteur que deux ans après l’obtention du permis, au lieu de 3 ans. En fait, la conduite accompagnée vise vraiment à réduire le stress et les appréhensions sur la route à l’issue du permis, plutôt que de se concentrer uniquement sur la validation du certificat permettant de rouler en toute autonomie.

Comme l’indique la page particuliers.sg.fr, l’assurance d’un jeune pratiquant la conduite accompagnée peut être incluse gratuitement dans le contrat du propriétaire de la voiture, mais cela nécessite un ajout d’extension de garantie. Il est donc essentiel pour l’accompagnant de vérifier auprès de son assurance que le contrat est à jour et inclut la protection des dommages causés par ou sur le jeune conducteur apprenant. Par ailleurs, les assurances tendent à favoriser financièrement les apprenants qui ont fait de la conduite accompagnée en proposant des tarifs inférieurs à ceux des jeunes conducteurs issus de la formation classique, un point à ne pas négliger lors des négociations futures.

L’assurance pour conduite accompagnée est-elle spécifique ?

Même si vous disposez d’une assurance auto complète incluant de nombreuses garanties, il n’est pas évident qu’elle couvre les jeunes conducteurs apprenant sous votre guidance. En fait, c’est pour cette raison qu’il convient absolument de prévenir votre assureur avant le jour où votre enfant débute la conduite, car si le sinistre se produit, il sera trop tard pour vous demander « faut-il s’assurer dans le cadre de la conduite accompagnée ? ». Dans l’idéal, prévoyez au moins un mois de délai afin que l’extension de garantie puisse être mise en place par l’assurance. Mais que trouve-t-on exactement dans un avenant consacré à la conduite accompagnée ?

En général, la couverture inclut la responsabilité civile de l’apprenant, dans le cas où celui-ci produirait des dommages à un tiers ou à des biens matériels ne lui appartenant pas. Les franchises appliquées peuvent être différentes de celles du contrat du parent, car les risques sont plus élevés. Si le fait d’opter pour une extension du contrat parental ne semble pas économique, il est aussi possible d’envisager de souscrire un contrat d’assurance à part entière, qui pourra par exemple être transformé lorsque le jeune conducteur aura obtenu son permis en faisant valoir la bonne conduite de l’apprenant durant sa formation.

Lorsqu’un accident survient et que le conducteur est en conduite accompagnée, il est jugé comme responsable, et son assurance intervient, à la condition expresse qu’il figure sur le contrat. Il est donc vital de bien mentionner le nom de l’enfant ou des enfants qui conduisent sous la supervision parentale dans l’avenant. Toutefois, si l’assurance juge que le parent a laissé conduire son enfant dans des conditions inadaptées, elle peut se retourner vers ce dernier et le définir comme responsable des dommages.

Nos conseils pour assurer votre enfant en conduite accompagnée

Tous les parents qui se demandent « faut-il s’assurer dans le cadre de la conduite accompagnée ? » ont intérêt à prendre la question très au sérieux pour éviter des complications malvenues en cas d’incident sur la route ou sur la voie publique. Comme nous l’avons expliqué précédemment, le fait de se tourner vers le contrat d’assurance du propriétaire du véhicule conduit par le jeune est le premier réflexe à avoir, mais il faut penser à le faire pour tous les véhicules concernés, le cas échéant. Rouler deux voitures de tailles différentes peut être une excellente opportunité pour l’apprenti conducteur de s’essayer à des stationnements et à des manœuvres difficiles en considérant le volume de son véhicule et les aides technologiques présentes ou absentes pour le guider. Au permis et plus tard dans sa vie de conducteur avisé, le jeune se montrera plus à l’aise avec la gestion de véhicules dont il n’a pas l’habitude s’il a pu en essayer plusieurs auparavant.

Lors de la comparaison des offres, si vous sollicitez d’autres assureurs que le vôtre pour trouver un contrat plus complet ou plus économique, vérifiez scrupuleusement toutes les conditions de prise en charge des dommages humains et matériels causés par l’apprenti conducteur. Prêtez notamment une attention accrue aux exclusions de garantie qui peuvent s’appliquer sur certains sinistres, et au montant des franchises imputées au jeune conducteur. Il n’est pas nécessaire de vous encombrer de protections qui font doublon avec votre propre assurance, par exemple des garanties de dépannage étendues, car vous payerez plus cher pour une protection finalement similaire.

Intégrer votre enfant dans vos démarches d’adhésion à l’assurance est judicieux pour lui permettre de comprendre le fonctionnement des garanties, les points auxquels prêter attention et la pertinence des options. Il deviendra ainsi un conducteur aussi avisé que prévoyant.

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